Rolling Stones

Rolling Stones
Les Rolling Stones:

INFORMATIONS

Lieu d'origine: Londres, Angleterre

Années d'activité: 1962-Aujourd'hui

Genre(s): Blues, Rythm'n'blues, Rock'n'roll

Label(s): Decca, EMI, Virgin

Site officiel www.rollingstones.com


MEMBRES

Derniers membres en date: Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts, Ron Wood


Anciens membres: Brian Jones, Mick Taylor, Bill Wyman, Dick Taylor,

Entourage du groupe: Ian Stewart, Billy Preston, Nicky Hopkins, Chuck Leavell, Darryl Jones, Bobby Keys, Lisa Fischer, Andrew Loog Oldham, Jimmy Miller, Allen Klein

# Enviado em Quinta 17 Maio 2007 09:35

Création

Création
Création
L'anecdote est connue : en octobre 1960, Mick Jagger et Keith Richards, deux amis d'enfance, qui s'étaient un peu perdus de vue, se retrouvent sur le quai de la gare de Dartford. Mick a des disques avec lui, dont le Best of Muddy Waters, ce qui incite Keith à venir lui parler. Mick invitera Keith à le rejoindre dans son groupe tout juste naissant, Little Boy Blue & The Blues Boys. Keith viendra avec son ami Dick Taylor. Brian Jones, grand amateur de blues, joue déjà avec le pianiste Ian Stewart. Tous deux fréquentent assiduement le Ealing Club, un club de jazz de la banlieue ouest de Londres, dans lequel Mick, en plus de son petit groupe, y chante aussi dans les Blues Incorporated d'Alexis Korner, qui ont pour batteur un certain Charlie Watts. Brian sera l'artisan de leur rencontre ; le blues et le r'n'b en seront les fondations.

Après un hiver difficile pour Mick, Keith et Brian, passé en colocation avec un certain James Phelge au désormais célèbre 102 Edith Grove à Londres, avec comme ultimes ressources les maigres cachets de quelques petits concerts, les Stones sont enfin prêts à devenir pro.

Le premier concert des Stones se passe au Marquee à Londres, le 12 juillet 1962. Le groupe est alors composé de Brian, Mick, Keith, Ian Stewart au piano, Dick Taylor à la basse et Mike Ivory à la batterie. Taylor partira ensuite former les Pretty Things. Le poste de batteur est toujours aléatoire, oscillant entre Tony Chapman et Mick Ivory. Les Stones cherchent un bassiste. En décembre 1962, Tony Chapman leur présente Bill Wyman, au Red Lion Club qui leur plaît immédiatement, peut être grâce à ses amplis, denrée rare à l'époque, mais aussi grâce à ses capacités : il est plus âgé de 7 ans que Mick et Keith, et joue déjà depuis de nombreuses années dans son groupe les Cliftons, avec Tony, tout en étant amateur. Les batteurs des Stones étant trop instables, Charlie Watts, qui connaissait bien Mick pour avoir joué avec lui, se joindra à eux définitivement en Janvier 1963, laissant sa place au sein des Blues Incorporated à Ginger Baker. En mars de la même année, ils enregistrent à l'IBC Studio de Portland Place, à Londres, une démo, avec comme ingénieur du son le futur mythique Glyn Johns, composée de reprises de r'n'b. Les Stones joueront régulièrement au Ealing Club, puis au Crawdaddy, club que vient d'ouvrir Giorgio Gomelsky. De quelques dizaines de spectateurs, l'audience passe rapidement à plusieurs centaines, dépassant les capacités de la salle.

Andrew Loog Oldham, jeune publicitaire de 19 ans, qui a déjà travaillé avec Brian Epstein, Bob Dylan et Little Richard, associé au manager Eric Easton, ne rêve que de rencontrer et manager « ses » Beatles, qui viennent de sortir Love me do. Dans son parcours des clubs de Londres, il entre un jour au Crawdaddy, et voit les Stones. C'est la révélation, il sera leur manager

# Enviado em Quinta 17 Maio 2007 09:38

Débuts

Débuts
Avec leur nouveau manager, leur carrière décolle. En 1963, la maison de disque Decca et son Directeur artistique (A&R) Dick Row, célèbre pour avoir refusé les Beatles, leur fait enregistrer leur premier single, avec, sur la face A, une reprise de Chuck Berry, Come on, et, sur la face B, I want to be loved de Willie Dixon. Ce premier disque leur permet d'entrer discrètement dans les charts britanniques, et de se faire remarquer par la presse. Un deuxième single sort avec, en face A, un titre composé par John Lennon et Paul Mac Cartney, I Wanna Be Your Man , et en face B un instrumental : Stoned.

Ils font leur première apparition TV dans l'émission Thank you lucky star de Pete Murray. Leur look, pourtant si conventionnel de nos jours, paraît outrancier. Leurs cheveux longs font scandale ; ce look original et leur attitude parfois méprisante donneront des idées à Andrew L.Oldham.

Afin de se démarquer des Beatles apparus un peu plus tôt et dont la popularité est exceptionnelle, le jeune manager des Stones leur crée une image de « mauvais garçons ». En opposition aux allures de « gentils gendres » des Fab Four, Jagger et sa bande cultivent leur différence, refusant très rapidement le costume-cravate, insistant sur leur chevelure, et défraient la chronique par leurs frasques.

Il est à noter également que c'est à cette époque que Brian Jones commence à manquer quelques concerts pour des raisons de santé, et à se perdre dans ses conquêtes féminines et leur conséquences ; il a déjà deux enfants...

Leur carrière prend enfin un tournant définitif. Les concerts deviennent quotidiens, Bill Wyman et Charlie Watts quittent leur emploi pour intégrer les Stones à plein temps, Mick laisse tomber ses études, l'appartement à Edit Grove abandonné, Keith, Mick et Andrew habitent ensemble dans un nouveau logement. Ce dernier fait sera le point de départ d'une nouvelle collaboration : Andrew obligera Mick et Keith à travailler ensemble, à l'image de McCartney et Lennon, à l'écriture de titre pour les Stones.

# Enviado em Quinta 17 Maio 2007 09:42

L'envol de 65

L'envol de 65
Cependant l'opposition de style entre les deux groupes est le résultat d'un marketing de différenciation alors que leur parcours musical est parallèle : influences communes du rock'n'roll et du r'n'b ; Mick Jagger & Keith Richards décollent enfin comme compositeurs, tout d'abord avec The Last Time, puis (I Can't Get No) Satisfaction, suivis par As Tears Goes By, Get Out Of My Cloud & 19th Nervous Breakdown. Les Rolling Stones introduisent à partir de leur 1er chef-d'œuvre Aftermath (en particulier sous l'impulsion de Brian Jones) des influences psychédéliques et la musique indienne (on peut notamment rappeler le sitar de Paint It, Black ou les marimbas de Under My Thumb). L'album Between The Buttons continue sur la même lancée en y ajoutant des influences "music-hall". L'album Satanic Majesties Request sort en décembre 1967 et porte d'ailleurs largement la « patte » de Brian Jones. Il n'aura toutefois sur le moment qu'un succès mitigé, déconcertant par son côté « planant » quelques fans du blues pur et dur, néanmoins un titre emerge, 2000 Light Years From Home.

1966 sera l'année des dernières tournées avant un grand break : ils avaient tourné de façon ininterrompue depuis leurs débuts, donnant entre 250 et 300 concerts par an. Après leur 5e tournées US et la 8e UK, toutes 2 en 66, les Stones s'accordent du repos. Mick tournera un film[16], Bill fera de la production, Brian composera une BO de film, etc.

1967 voit la première arrestation de Mick Jagger et de Keith Richards pour possession de drogues. Vite relaxés, il ne feront pas de prison, sinon les quelques jours d'attente de leur comparution. Le quotidien The Times viendra d'ailleurs à leur secours avec un superbe éditorial en leur faveur, prémice du changement de société en cours.

1968 marque leur grand retour et le début de la fin pour Brian Jones qui s'enfonce de plus en plus dans des addictions dangereuses et la paranoïa, après l'échec commercial de Satanic, les Rolling Stones reviennent aux racines du blues et du rock, d'abord avec le single Jumping Jack Flash, puis avec l'album Beggars Banquet. L'album remet les Rolling Stones en selle avec des morceaux comme Sympathy for the Devil (chanson) et Street Fightin' Man qui vont asseoir leur réputation du groupe le plus violent de l'histoire du rock et de « greatest band of rock & roll in the world ».


Cependant l'opposition de style entre les deux groupes est le résultat d'un marketing de différenciation alors que leur parcours musical est parallèle : influences communes du rock'n'roll et du r'n'b ; Mick Jagger & Keith Richards décollent enfin comme compositeurs, tout d'abord avec The Last Time, puis (I Can't Get No) Satisfaction, suivis par As Tears Goes By, Get Out Of My Cloud & 19th Nervous Breakdown. Les Rolling Stones introduisent à partir de leur 1er chef-d'œuvre Aftermath (en particulier sous l'impulsion de Brian Jones) des influences psychédéliques et la musique indienne (on peut notamment rappeler le sitar de Paint It, Black ou les marimbas de Under My Thumb). L'album Between The Buttons continue sur la même lancée en y ajoutant des influences "music-hall". L'album Satanic Majesties Request sort en décembre 1967 et porte d'ailleurs largement la « patte » de Brian Jones. Il n'aura toutefois sur le moment qu'un succès mitigé, déconcertant par son côté « planant » quelques fans du blues pur et dur, néanmoins un titre emerge, 2000 Light Years From Home.

1966 sera l'année des dernières tournées avant un grand break : ils avaient tourné de façon ininterrompue depuis leurs débuts, donnant entre 250 et 300 concerts par an. Après leur 5e tournées US et la 8e UK, toutes 2 en 66, les Stones s'accordent du repos. Mick tournera un film[16], Bill fera de la production, Brian composera une BO de film, etc.

1967 voit la première arrestation de Mick Jagger et de Keith Richards pour possession de drogues. Vite relaxés, il ne feront pas de prison, sinon les quelques jours d'attente de leur comparution. Le quotidien The Times viendra d'ailleurs à leur secours avec un superbe éditorial en leur faveur, prémice du changement de société en cours.

1968 marque leur grand retour et le début de la fin pour Brian Jones qui s'enfonce de plus en plus dans des addictions dangereuses et la paranoïa, après l'échec commercial de Satanic, les Rolling Stones reviennent aux racines du blues et du rock, d'abord avec le single Jumping Jack Flash, puis avec l'album Beggars Banquet. L'album remet les Rolling Stones en selle avec des morceaux comme Sympathy for the Devil (chanson) et Street Fightin' Man qui vont asseoir leur réputation du groupe le plus violent de l'histoire du rock et de « greatest band of rock & roll in the world ».

# Enviado em Quinta 17 Maio 2007 09:46

Le tournant de 69

Le tournant de 69
L'exclusion de Brian Jones et la (re) découverte de l'accord ouvert
Brian Jones, bien que leader dès l'origine, est exclu du groupe en 1969. Comme le montre une des séquences du documentaire de Jean-Luc Godard réalisé en 1968, Sympathy for the Devil, il a du mal à se concentrer et à jouer en studio, les techniciens du son allant jusqu'à le laisser interpréter un morceau tout en lui coupant son micro de manière à ne pas enregistrer sur la piste de fausses notes. De plus, ses problèmes de drogues ne lui permettaient plus de suivre le groupe en tournée, et son soudain surpoids dont témoignent encore quelques photos de l'époque ne le faisait plus correspondre à l'image sexy des Stones. Il meurt le 3 Juillet 1969, noyé dans sa piscine. Brian Jones participa encore un peu à l'album Let It Bleed, aussi « violent » que l'album précédent avec des titres tels que Gimme Shelter, You Can't Always Get What You Want et surtout Midnight Rambler (qui évoque Albert DeSalvo, l'étrangleur de Boston), qui deviendra un classique sur scène.

Dés 1968, Keith Richards découvre une façon de s'accorder (l'open tuning) qui marquera le nouveau son des Rolling stones. En effet, cet accordage qui est utilisé par les bluesmen permet aux Rolling stones de changer leur façon de composer. Certains pourront regretter que celui-ci appauvrisse l'aspect mélodique de leurs chansons, d'autres salueront les innombrables chansons qui seront le fruit de l'open tuning (Jumpin' Jack Flash, Street Fighting Man, You Can't Always Get What You Want, Honky Tonk Woman, Gimme Shelter, Happy, Start Me Up pour n'en citer que quelques unes)

# Enviado em Quinta 17 Maio 2007 09:57